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La Vie Est Simple

de Karel Capek
idioma: francês
Editor: L'AGE D'HOMME, setembro de 2002 ‧
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On connaît essentiellement Karel Capek comme l'inventeur du mot "robot" et comme un auteur d'ouvrages dits de "science-fiction", La Guerre des salamandres ou R.U.R. Il a été, en réalité, non seulement le plus grand écrivain de son pays, mais l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Capek, en effet, n'est pas seulement un maître de l'art du récit, un créateur étourdissant de personnages, mais un poète métaphysique qui s'interroge sur la condition humaine, en scrute les béances, en dépeint la misère et le destin tragique voué à la solitude et à l'incompréhension. L'une de ses oeuvres les plus accomplies est le poème de la mort qu'il a édifié dans la trilogie romanesque dont Une vie ordinaire, publiée en 1934, constitue le nier volet. Dans Hordubal, le premier roman de ce cycle, Capek, selon ses propres termes, opposait " la face cachée mais véritable de l'homme et de sa vie intérieure à l'image déformée et inexacte que se font de lui-même ceux qui ne lui veulent pas de mal ". Il montrait que notre connaissance des gens se limite très souvent à nos propres projections. Dans Le météore, Capek multipliait les points de vue. La vie d'un homme y était décrite sous plusieurs aspects différents. Chaque narrateur projetait sa propre histoire sur celle du disparu dont il essayait de reconstituer la vie. Devançant " l'école du regard ", Capek mettait l'accent sur les pièges de la subjectivité. Dans Une vie ordinaire, l'auteur apporte la conclusion à la fois synthétique et paradoxale de la trilogie. Au regard des autres se substitue le propre regard du défunt sur lui-même, à travers les souvenirs dans lesquels, avant sa mort, il essaie de retracer l'histoire de sa vie, l'histoire d'une vie " sans histoires ". A la pluralité des regards des autres sur un être se substitue la pluralité de l'être lui-même qui se dévoile sous son propre regard. Non seulement Capek y désigne la dimension " universelle " de l'existence la plus banale, la plus " ordinaire ", mais les doutes et les interrogations du personnage sur sa propre vie composent une polyphonie romanesque où émerge la multiplicité des facettes qui composent l'identité d'un Moi rongé par le Ça. Et derrière le petit homme gris, derrière l'apparence terne et uniforme d'un fonctionnaire quelconque, on voit transparaître peu à peu l'insondable complexité de la nature humaine. La création littéraire est ici inhérente à l'essence même d'un homme " sans qualités ". Ici, la création littéraire n'est pas surajoutée sur le vivant, elle émane intrinsèquement du vivant et le cours lisse et plat d'une " vie ordinaire " devient l'abîme originel où se creuse sans fin le mystère de l'être. Gérard Conio

La Vie Est Simple

de Karel Capek

Propriedade Descrição
ISBN: 9782825115183
Editor: L'AGE D'HOMME
Data de Lançamento: setembro de 2002
Idioma: Francês
Páginas: 163
Tipo de produto: Livro
Coleção: Classiques Slaves
Classificação Temática: Livros em Francês > Literatura > Ficção
EAN: 9782825115183

SOBRE O AUTOR

Karel Capek

Karel Capek (Malé Svatonovice, 9 de janeiro de 1890 - Praga, 25 de dezembro de 1938). Novelista, dramaturgo e encenador checo. Conhecido pela sua peça realizada em 1921, R. U. R. (Rossum's Universal Robots), a mais famosa, onde inventou a palavra ROBOT. Escreveu ainda a sátira "Power and Glory" e o drama "The World We Live In". Formou-se na Universidade de Praga. Foi também editor do jornal de Praga e ensaísta político.
Karel Capek é considerado o maior autor checo da primeira metade do século XX. Foi o maior novelista da Checoslováquia e representante do seu espírito democrático. As suas peças de teatro estrearam na Broadway pouco tempo depois da sua estreia em Praga e os seus livros foram traduzidos em várias línguas. Os seus textos são marcados por uma escrita clara e apelativa, que o torna excecional.
Morreu no dezembro anterior ao início da Segunda Guerra Mundial. A sua morte resulta de um período de uma pneumonia originada por uma greve de fome e recusa de viver no seu país, depois dos aliados terem rejeitado ajuda à Checoslováquia para a proteger de Hitler. A Gestapo classificou-o como inimigo público n.º 2. Depois da guerra o trabalho de Capek foi relutantemente aceite pelo regime comunista checo, já que enquanto em vida Capek sempre se recusou a acreditar na utopia comunista, como alternativa à ameaça nazi.

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